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Nobel de physique 2026 : l'ULB dans l'aventure IceCube

Publié le 7 octobre 2026 – Mis à jour le 7 octobre 2026

Le prix Nobel de physique 2026 récompense le Belge Francis Halzen pour son rôle dans IceCube, un télescope à neutrinos enfoui dans la glace de l'Antarctique. Un projet collectif auquel l'Institut Interuniversitaire des Hautes Énergies (IIHE - ULB/VUB) contribue depuis ses débuts.

Le physicien belge Francis Halzen, de l'Université du Wisconsin-Madison, s'est vu attribuer le 6 octobre le prix Nobel de physique 2026 pour ses contributions décisives à l'observatoire de neutrinos IceCube et à la découverte de neutrinos de haute énergie d'origine astrophysique. Les neutrinos sont des particules quasi insaisissables, produites dans les phénomènes les plus violents de l'Univers. Pour les capturer, IceCube utilise un kilomètre cube de glace instrumentée au pôle Sud.

Cette distinction salue la vision de Francis Halzen, ainsi que des décennies de travail collectif qui ont fait de la glace de l'Antarctique un télescope unique au monde.

L'ULB est étroitement associée à cette aventure. Par l'intermédiaire de l'IIHE, qu'elle partage avec la VUB, elle a été l'une des premières universités belges à rejoindre l'expérience AMANDA en 1998, puis son successeur IceCube. La Belgique figure d'ailleurs parmi les quatre pays fondateurs d'IceCube, aux côtés des États-Unis, de l'Allemagne et de la Suède.

« Ce prix Nobel est une reconnaissance formidable pour Francis Halzen, mais aussi pour les centaines de chercheurs et chercheuses qui, depuis plus de trente ans, ont fait d'IceCube une réalité. Pour l'ULB, c'est une immense fierté d'avoir contribué à ce magnifique résultat. La découverte des neutrinos astrophysiques n'est qu'un début : avec IceCube-Gen2, nous voulons maintenant identifier les sources de ces particules et comprendre les phénomènes les plus violents de l'Univers », souligne Juan Antonio Aguilar Sánchez (Faculté des Sciences).

Aujourd'hui, la participation francophone belge à IceCube est menée par le groupe du Prof. Juan Antonio Aguilar Sánchez. Ce dernier joue depuis longtemps un rôle de premier plan au sein de la collaboration internationale : il en a été le coordinateur des analyses et préside actuellement son comité des publications. Simona Toscano et Ioana Maris (Faculté des Sciences) y mènent elles aussi des recherches de premier plan.

Au sein du groupe de physique des astroparticules et des neutrinos de l'ULB, huit doctorantes et doctorants et sept chercheuses et chercheurs postdoctoraux travaillent sur IceCube et ses futures extensions. Leurs recherches portent sur plusieurs axes :

  • la recherche de matière noire ;
  • l'étude des rayons cosmiques et la recherche de photons de haute énergie ;
  • la recherche de neutrinos d'extrêmement haute énergie ;
  • le développement de la prochaine génération du détecteur, IceCube-Gen2.

Ces travaux bénéficient du soutien continu du F.R.S.-FNRS, via l'Institut Interuniversitaire des Sciences Nucléaires (IISN), et du FWO, via son programme International Research Infrastructure (IRI).